Bienvenue sur le site du Forum Analogue
Les mots PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 21:10

Avec Mighty Micro People, d'Amon Tobin


Il y a des lieux ont je ne me suis jamais permis d’aller. Des lieux où la tristesse et la mélancolie mènent vers des chemins de traverse, des endroits où les errances de la vie semblent donner corps à une certaine ivresse, où elles se mélangent, et où s’abandonne l’abîme des sentiments en perte d’excellence. Il y a des jours où mon coeur divague dans des chemins de non-retour. Des moments où, chaque porte se refermant l’une après l’autre, je me plais à croire que rien ici ne me permet de regarder plus loin, de m’élever plus haut. Aucun but légitime ne m’entraîne. Aucun rêves fut-il d’écrin ou de soie ne me permet de m’évader. Plus rien n’a d’importance.

C’est dans ces moments là que je retrouve généralement ce que j’aime le plus dans la beauté: sa force. C’est ici que renaissent les vagues sensations qui m’ont pousser à sortir du ventre de ma mère pour voir ce qui se passait dehors. C’est en repartant de là que j’ai découvert les délices, les rêves et les plaisirs qui m’ont fait trouver ce monde beau. Mais arrivé au fond, quand je le touchais, c’est plus que cela que je découvrais: j’y retrouvais plus que ce que les couchers de soleils, les plus belles femmes et les extases les plus sensationnelles m’avaient apportés auparavant: je repénétrais un monde où chacun n’avait plus sa place, un monde où la vie, dénuée de ses bienvenues trappes qui à chacun donnent de l’espoir, retrouvait sa dure réalité: Ni le Je, qui est un autre, ni mes proches n’y mon travail bien sûr n’y pouvait rien: si j’étais parvenu jusqu’ici ce n’était pas grâce aux chimères qui chaque jour hantaient mon esprit. Car si la cosmologie m’avait appris que ce qui faisait de moi un homme faisait des étoiles un astres et du temps un ressort cyclique, elle ne m’avait apporté aucune certitude. C’est en découvrant le pouvoir de l ’écriture que je compris que les mots seraient finalement le seul adversaire qui me permettrait de combattre avec dignité la contingence de mon existence.

Alors si j’en suis ici à vous expliquer que rien n’a de sens et que chacun doit en réchapper, ce n’est pas pour me lamenter ou pour donner vie à quelques tendances suicidaires. C’est pour vous expliquer la dimension qui doit être donner aux mots sous toute leur couture et pour donner l’envie à ceux qui comme moi croit peu en la vérité que ceux-ci sont un vecteur formidable de sens. Avant le langage il y a l’animal. Après il y a l’homme. Le langage met les processus de pensée sur le même plan que les processus perceptifs: ils leur confère une réalité et permettent le souvenir (S. Freud). Avant les mots il n’y avait rien. Maintenant, il y a vous.

Mise à jour le Vendredi, 11 Décembre 2009 08:04
 
Alone in the city PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 20:46

Je fuis dans la rue, partout croise des ombres inconnues,
Perdues face à une machine; l'enclot urbain, pas très humain comme endroit
Est-ce un asile de fou? Suis-je donc dans un pays étranger ?
Je n'y crois pas
Ils me ressemblent tous et pourtant je ne détecte chez eux aucune odeur de souffle
Aucune chaleur
Dans les lits, près des radiateurs, certes, mais le contact et l'entente
Deux amis au fond du bar, la pinte de bière et l'amante?
J'ai encore l'espoir de lendemains qui chantent nous menant ensembles vers la victoire
Alors même face aux tempêtes de solitude je tiens tête avec courage surtout et puis
Pour la peine de toutes ces faces aigries qui me dévisagent comme une chose,
Et tout ces exclus sans visages qui n'se libèrent qu'à haute dose
La ville est ainsi faite que son aspect hiératico-fasciste creuse ses habitants d'un mal nouveau
L'Infraternité
Tu n'es qu'un autre… compte pas sur moi pour venir t'aider
Ni pour ne pas te haïr à vue. N'oublies pas surtout que la city est plus que toi, elle est en toi.
Alors soit homme où qu'tu sois et je t'en supplie
Ne laisse plus personne derrière toi.


NICO

 
Blue line story PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 19:55

Au départ c’est comme dans un film. Rien de très original. Juste une part de masculin qui se glisse dans la peau d’un ange, mon Ange.
C’est elle qui inspire ces mots, comme tout ce que je fais du reste de ma vie.
Je venais de rentrer d’une soirée avec des amis de longue date. On avait un peu bu, mais c’était resté correct et comme toujours nous avions passé ensemble une excellente soirée. Mais ce coup-ci, j’en étais parti avec cette espèce de mélancolie qui vous atteint lorsque vous quittez une femme que vous avez aimé, que vous aimerez toujours un peu, et que vous ne reverrez plus jamais, porté que vous êtes par la fuite en avant incessante de votre vie. Ce sentiment m’avais suivi durant tout le retour. Il semblait accompagner l’ivresse feutrée du Porto...mais le fait était qu’au fond, comme souvent dans ces moments là, j’étais las de devoir quitté ce que j’aimais. Le jour se lèverait dans quelques heures, et je savais que rien n’aurait changé. J’avais pris le volant sans vraiment penser à ce que je faisais, promenant un regard hâve sur les autres véhicules qui comme moi semblaient déroutés par la pâleur maladive de cette nuit parisienne: la ville des lumières assombrissait nos humeur et annonçait déjà la fin des festivités...
Je pris soin de rentrer sans faire de bruit. Les deux clics de la clé. La veste sur le portemanteau dans l’entrée. Jen devait dormir car seul le froid d’un grand silence accueillit mon arrivée. Pourtant en pénétrant dans le couloir, un halo de lumière venu de la cuisine vint surprendre ma vue encore troublée. Jen était là, assise sur une chaise haute et fumait une cigarette. Ou du moins celle-ci était allumée, car ses yeux vagues semblaient depuis longtemps s’être détachés des cendres tombantes pour se perdre dans l’horizon brumeux qui se découvrait par la fenêtre entrouverte.
Son air triste laissait transparaître une infinie langueur dans son attitude, et une lumière bleutée venant de la chaîne encore allumée tamisait la pièce tout en laissant les volutes de fumées s’enlacer autour de Jen. Elle ne m’aperçut pas tout de suite, et je restais là, comme arrêté par la vision de mon ange embrassé par une froide douceur... Muse du bar auquel elle était accoudée, elle laissait négligemment la langueur satinée de sa nuisette épouser la sensualité de ses deux cuisses qui se croisaient en frémissant imperceptiblement dans la fraîcheur des courants d’air. Un souffle aurait d’ailleurs suffi à éveiller son attention, mais je préférais me saisir de cet instant d’intimité dont le poète du péché floral aurait pu me défaire...car c’est après cet instant où une tristesse bleu-nuit avait semblé dégouliner sur son visage à partir de ses yeux que les vers du bonhomme avaient pris un sens pour moi. Car l’amour - sensation habituellement suave et exaltante - s’était finalement fondu dans une contemplation silencieuse...et tout n’était qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté...

 
Un K Olympest PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 20:38

Mon père était alpiniste. Il aurait pu mourir dans une avalanche ou en escaladant un glacier mais il n'était pas homme à se mettre en avant.
Il fut déporté en mars 1942, et comme des millions d'autres juifs fut gazé parce qu'il était juif.
C'est loin tout çà, je me demande ce que maman aurait dit si elle m'avait vu là.
Je me retrouve seule sur le toit du monde.
Du brouillard à perte de vue et le doux rayonnement du soleil qui essaie de réveiller mon corps.
Cela fait déjà 48 heures que je n'ai plus mangé mais rien, pas même les crampes qui me tiraillent le ventre depuis mon arrivée au sommet ne pourraient me faire décrocher de ce spectacle.
Ce n'est pas simplement grandiose ou magnifique, mais carrément divin. Les distances qui
me séparent des quelques 8000 qui dépassent ici et là sont tout bonnement prodigieuses et
j'ai pourtant l'impression de pouvoir les franchir en deux, trois pas car malgré la fatigue physique et nerveuse que je viens d'accumuler, la majesté et le respect que m'évoque ce paysage
me comblent d'une force d'une puissance extraordinaire, transhumaine pour ainsi dire, l'essence du monde et de mon équilibre.
J'ai attendu çà toute ma vie… L'appareil photo, c'est son moment. Tout au long de la montée, chacun de mes gestes remplissait une fonction précise, chaque outil avait été minutieusement choisi, et mon parcours tracé sur mesure. Je ne voulais absolument rien laisser au hasard… trop dangereux, et si important. Cet appareil photo était la seule folie que je m'étais permise, mais elle en valait la peine. C'est en grattant l'objectif gelé que je me rendis compte du froid, qui m'avait semblé avoir disparu.
En fait tout ici semblait cristallisé mais singulièrement vivant, impassible aux marques du temps, communicant par ce souffle insaisissable et glacé qui envoûtait la montagne comme pour donner ses ultimes frissons à cette imperturbable force tranquille ancêtre du monde. Je m'étais toujours dit que cette montée serait la dernière, que même si une tempête ou quelques crevasses et avalanches ne m'empêchaient pas de d'arriver au sommet, je ne redescendrais pas, que j'attendrais la fin en haut.
Mais ces 3 semaines de solitude m'avaient fait le plus grand bien, et cette journée était bien plus qu'une cerise sur le gâteau. Cétait le début d'une nouvelle vie, d'une autre Anna déterminée et surtout reposée de ces 28 années de luttes intérieures, de souffrances et de pleurs.
Pour moi aussi la vie peut être heureuse, voilà ce que me dit la montagne en cet instant magique.
Merci mais ne t'inquiète pas surtout : je reviendrais te revoir.


NICO

 
Très gros craquage...a fire was born PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 19:53

Legendary harley davidson

Story of a legend, Harley Davidson
Oh legendary...
Harley davidson!
Feel like teens spirit, harley davidson
Just like a legend... sentie comme personne
Good feel you could have, harley hmmmmson
Purple in your deep! HARLEY DAVIDSON!
Just like a dream, Andy peterson
And smoke and my dream, peyter anderson!!
sunsuine feel likes dream, andy la garçonne
Ma mamie would sing...sussure comme une conne
Can you forget your fear, Mister sans-persone?!
Its what I would say, Harley Davidson
Sorry for these lines, messieurs analgson
It's just like a dream and there is personne!!
Before they help me, mendiants de l'Essonne
I wanted to say HARLEY DAVIDSON
But smoke on the water, Jésus en personne
and fall on the fire! ta mère est une conne!!
The word of the end, messieur peterson
say « legendary, Harley Davidson »

 
«DébutPrécédent12345678910SuivantFin»

Page 3 sur 53
Copyright © 2010 Le site du Forum Analogue. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.