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t'en a un juan stp? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 15:21

Marre de courir dans les rues,
J'ai dormi tout le jour
Fatigué d'exister, pas envie d'être libre
De devoir à chaque fois parler pendant des heures et de n'être bon qu'à crier à l'aide
Tu pouvais voir des gens traîner leur vie toute la journée,
De la misère à perte de vue
Certains reculaient même devant l'horreur de la vérité qu'ils constataient avec plus de force à mesure que le temps les rattrapait, que l'enfance les oubliait.
Nous, on criait à la jeunesse de vivre histoire qu'elle oublie ses faiblesses
C'était une façon d'expulser la solitude du tableau intime, et de prolonger encore un peu des instants magiques. La nuit avançait, échappant à nos folles envies d'ivresse.
On était triste.
J'étais fatigué.
En même temps je repensais à tous ces matins où je faisais semblant d'être libre sans jamais parvenir à être heureux. C'était comme pour rire, faire semblant alors que pour d'autres il était plutôt question d'affronter le pire avec la peur de s'envoler dans un soupir de larmes. J'en avais honte à présent.
Tes remarques transformaient leurs visages exsangues au point qu'ils ne doutaient presque plus l'espace d'un instant qu'ils n'eussent jamais été libres. Heureusement que tu étais là avec moi mon frère, mon ami, ma chair, pour me parler encore ; Sans toi impossible de lever les yeux et de tout voir en face, impossible d'accepter d'être délaisser et pourtant on m'a dit: c'est ça grandir.
Je grandis donc, puisqu'il en est ainsi, puisque Dieu s'acharne aussi et puisque la peur de la mort sur mes épaules n'éclipsera jamais en moi l'espoir très fort que me laisse ma liberté et le temps qu'il me reste à vivre.
Comment dire; je ne serais courageux qu'à une condition: reste à mes côtés.

 
Mise au point PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 14:50

Mise au point

5h00 du matin; tout le monde dort sauf l’écrivain en herbe et sa face décrépite devant l’écran de l’ordinateur. Cette lueur blapharde l’accompagnait comme dans une transe.
Et lui se sentait vivre.Une profonde nostalgie des sourires croisés tout au long de la soirée l’imprégnait avec une irrésistible force et il s’en servait comme d’un moteur, pour lacher les chevaux à plein régime. C’est que même devant l’écran il ne pouvait finalement pas oublier ces visages, sur lesquels il pouvait lire bien plus que tous les mots du monde. C’est ce qu’il voyait dans les yeux des autres, cette humanité profonde, qu’il traquait par delà les mots et qui le poussait à écrire, encore, bien plus qu’un goût prononcé pour l’imaginaire. Le rêve qu’il poursuivait n’était pas irréel, il le palpait tout les jours. Il en captait parfois d’exquises essences dans la complicité d’une parole ou d’un regard, et il voulait finalement retranscrire ces instants magiques sur papier.
Alors s’il n’appréciait pas tous ce qu’il écrivait, c’est que finalement son objectif était assez précis, qu’il le cotoyait au quotidien et aspirait à ce que la lecture de ses textes fasse que la personne humaine, cette flamme unique, soit représenté dans ce que l’écrivain en herbe appréciait le plus chez elle: la chaleur de son intimité.

 
Marco PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 14:45

Posé dans le canapé, Marco était désespéré; ses envies apathiques semblaient trop fortes aujourd'hui, surtout pour s'occuper maintenant du tas de vaisselle qui semblait traîné dans l'évier depuis des semaines.
Il sentait la flemme du Dimanche se profiler dangereusement.
Comme si ce trentenaire habituellement vif ne parvenait plus à ordonner à son corps le moindre mouvement pouvant l'obliger à réaliser un effort.
Il sentait monter en lui le plaisir de s'abandonner, ce qui ne lui était plus arriver depuis un bon moment, et ce sentiment le pénètrait imperceptiblement; souffler, se laisser aller au rythme des battements de son cœur, sans bouger...
Il avait décidé de ne rien foutre et n'aperçut même pas le piège ténu où les odeurs du lys posé sur la table basse du salon essayaient de l'attirer. Il se connaissait si bien pourtant qu'il fallait vraiment qu'il soit au bout du rouleau pour ne pas s'apercevoir que, influencé par la proximité des fleurs fraîchement coupées, son esprit ne lui appartiendrait bientôt plus totalement. Il lui arrivait de redouter ces instants de pure liberté, bien qu'au fond il sentait bien qu'il ne pourrait jamais s'en passer.
Une pensée s'échappa sans qu'il n'eût un seul instant envie de la retenir :
D'ici un balai de couleurs défile à la vitesse des souffles tombant des arbres;
La douceur imprègne le paysage; elle l'inspire
Sous mes yeux
Les fleurs d'un cerisier dansent une sorte de majestueuse valse viennoise
Effleurées par le susurrement du vent printanier
Balancent et tourbillonnent dans mes bras les roses et les lilas d'un bouquet délicieux
Déployées de toute leur grâce, elles m'invitent et s'éloignent
Et séduisent même en silence des badauds émerveillés
A moins que les plumes qui semblaient flotter dans l'air et le soleil
Ces princesses orphelines d'un Grand Héron cendré
Comme j'aimais ces lignes chatoyantes qui caressaient mes nuits
Tel ces couteaut affuté attendant leurs victimes.
Marco planait.
Il sortit finalement prendre l'air sur le balcon s'extirpant de la masse grise de l'immeuble qui semblait ébloui par le soleil. En vérité, poser un regard sur une fleur poussait Marco à l'aimer, et même si parfois il lui arrivait de s'épancher comme une fillette sur leur exquise beauté, voire de fantasmer complètement, il leur disait souvent que l'éclat de leurs teints était pour lui le seul reflet de la journée.
Ce qu'il n'avouait pas, c'était la tristesse de cette vie qu'il confectionnait comme ses bouquets. Cette vie clinquante qu'il essayait de masquer dans la couleur et l'enchantement d'odeurs féeriques et inaccessibles.
On lui reprochait souvent son sans-gène halluciné, sans qu'il ne s'en souciât outre mesure. Il savait très bien qu'il n'y pouvait rien, et son métier de photographe lui permettait d'ignorer ces remarques stériles et de se consacrer à sa passion autant qu'il le voulait, loin du Paris qu'il détestait: le Paris mondain qu'il devait supporter à chacun de ses retours en France, et qui était le seul à lui donner du travail.

Le matin, il s'observait dans une immense glace ornée de jointures d'or. Sa peau granuleuse lui faisait penser à tout ces petits épis de polène perdus dans la nature; les bouées de sauvetages lancées comme des bouteilles à la mer par ses fleurs chéries…
A dix mille lieux de ça, Marco situait parfois Dieu.
Il avait fait du catéchisme vers sa dixième année, sans continuer plus avant. Au début il imaginait ce personnage comme une immense masse argentée mais sans éclat -en fait comme la lourdeur terne des aciers découpées par les machines de l'usine de son père- et dont la forme imposante lui inspirait un certains respect.
Ces lundis noirs passés dans le canapé à regarder la télévision faisaient plutôt penser à Marco que le vieux bouc finirait par tout gâcher. Car assurément si Dieu existait, alors toute cette pureté qu'il croyait voir dans ces matins gorgés de soleil, qu'il éprouvait dans ces matins célestes où tout semblait vouloir sentir l'amande et le millepertuis; cet éclat qu'il décelait dans les yeux émerveillés du gosse qu'il avait précieusement gardé de tous, le secret caché au fond de son cœur, la chapelle ardente où venait se repentir l'adulte dégoûté, exténué…Tous ces trésors lui seraient donc dus? Le jardin n'était donc pas secret; un autre pouvait donc y aller à sa guise… et pourtant il priait. Lui, le photographe intrépide, toujours en vadrouille aux quatre coins du monde et bravant l'impossible pour un cliché, un article ou un sourire, il priait naïvement, sans y croire, comme un gosse apeuré par ses anciens cauchemars. Il implorait le Dieu caché sous le lit.
Mais aujourd'hui, pas question de se laisser emmerder par le tout puissant. Marco pris sa veste, ses clefs, vérifia que le chien n'était pas enfermé et pris sa voiture. Ce lundi c'était son jour, pas question de se laisser abattre. Une jeune femme l'arrêta au premier carrefour, c'était l'instant de gloire, le meilleur de l'année; le jour du muguet était pour Marco une journée privilégiée et il ne voulait surtout pas la manquer.

 
Son PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 14:47

Beat rythmé, rythme cadencé
T'a des haut le cœur sur ce son normal! Les décakilos de ons qui débitent leur tripes d'épileptiques
T'as besoin d'être habitué, laisse toi allé ya pas de danger t'es pas camé t'es juste éffrayé
Et c'est normal mais laisse toi guidé ici c'est
Balancé, mixe bougé sur la musique ya que ça pour l'instant, oublions demain
Oublie les gens soit ton corps tu ne sens pas qu'il t'entraine?Déjà je vois tes pieds trépigné
Tu n'as qu'a te mettre a leur écoute, ouvre-toi pour de bon maintenant çà y est t'es chaud?
Alors c'est parti
Face de snouf t'as lampe bidouche de trio de ouf passe à la clairière
De sur tes envies de faim ,reste ici! Pas pour ça qu'je fait la loi et sur ça extase couleur est si simple d'insensé
Tourbillon?Pas pour moi j'sui de stick et marie curie la femme de ton berger. Reste tranquille mon mignon,pas sur qu'au top one two free accélération: sang de coule sur mes veines et pour toujours je plane des ordures ouvrières d'une ville sans ouvrières ni oublis et pour le tout on vole ce qu'on voit du plus pur du rayon terrestre sur lequel je te baptiserais mon fils!
AAAAAHHHHH ma tête est resté accroché au plancher de mes envies sans se l'approprier mais AAAAHHHHH encore et toujours ça, tambours dégoulinantys de sueurs .aaaaalors jamais au grand dieu je ne pleurerais sans me repentir des faiblesses de nous, de moi, de eux et pourtant la vie de ceux-là
Pffff ridicule: il n'y a rien de plus important, pour moi
Mais toute cette tristesse c'est si dur à supporter qu'y en a qui vont meme jusqu''à s'tuer putain
Faut leur dire comment ,tellement les désoeuvrés et autres mal-aimés..
Pagne sur patxi de stars c'est la vie ou j'suis. Du sons plein les oreilles m'en font voir monts et merveilles tant et si bien que je ne peux les atrappés
Spéciale dédicace au surréalisme musical, à clément max flo sanchez
Par ta part de barbapapa sucré je veux toujours plus: servi
Palimpseste de vos cœur tout est bon pour faire fuir mon heure écoulante
Cela va sans dire
Falsifik, traffic sur pomme d'aubépine salace d'une odeur sexuelle si forte, t'es étourdi?


La foire au marché des horreurs de la vie d'alors pour toujours ce cri d'encore me tire de ce sort
Et la musique m'en aurait presque fait oublié le trip sans qu'un silence d'humain me ratrappe
Ouf, jsuis pas passé loin cette fois-là.

Pas moyen que j'finisse rabat

 
John PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 14:15

John c’est mon pote. J’ai fait plein de choses avec lui; des foots, en nombre, des fêtes, des voyages, des cours, je l’ai embrassé ( j’y ai pris du plaisir, je l’avoue ), on a passé des nuits chez l’un, chez l’autre, on s’est battu, débattu avec le destin jusqu’à que je ne les prenne de court tous les deux. Je suis parti depuis 3 ans sans pouvoir l’aider à supporter ça. C’est mignon ces amitiés adolescentes, c’est à fond, c’est dramatique, etc... mais pour moi ça compte beaucoup, et avec John c’est pour longtemps.
Enfin le temps vous savez...
Le temps franchement je pense que ça n’existe pas. Des évenements défilent et puis c’est tout.
Pour John le temps est long depuis mon départ. Et pour moi le temps est gris, comme si une pluie bretonne se déversait sur ma tête toute la journée. Voilà pour le dramatique. En fait je verrais plutot çà comme une bruine anglaise où il m’est impossible de voir clair.
Et puis c’est un artiste. Et que voulez vous ce n’est pas de ma faute si les artistes m’ont toujours fait fantasmer. Il admire mon pragmatisme et ma volonté, j’aime sa sensibilité honnête et son humour de vie.
Un jour on finira par arrêter de voir les gens comme des égo sur patte et il y aura beaucoup moins de personnes seules en ce monde. Dans nos coeur du moins.
Jo je te défendrai jusqu’au bout, je n’attend rien de toi, je t’embrasse et à la prochaine fois.

 
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