Jazz café PDF Imprimer Envoyer
Textes - Niko
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 18:37

On ne cherche pas ici à se rendre utile, que ce soit clair

J’avais décider ce soir d’aller faire un tour chez mon ami rue des jacobins
Il tenait un pub luxueux sur les bords de la seine, à deux pas de quelques dames de petite vertue...
Et j’aimais bien cette endroit, ses tables basses, sa lumière diffuse
J'appréciais particulièrement quand, après avoir passer l’entrée la gueule déjà bien enfarinée, une ambiance calfeutrée accueillait bientôt les habitués dans mon genre
J’étais venu seul dans l’espoir d’être tranquille, juste histoire d'écouter un peu de musique avant de retourner écrire un peu. J’avais toujours aimé le faire la nuit, et par chance je dormais peu.
Ca n’allait pourtant pas m’empêcher de rendre une fois encore le premier jet en retard à mon éditeur, qui d’ailleurs serait peut-être de sortie au Jazz café;
Mais au fond cela m’importait peu.
Le groupe qui jouait ce soir, m’avait-on dit en rentrant, tournait pas mal ces temps-ci et en effet,
il diffusait avec un charme assez classieux une touche troublante de sensualité...
On pouvait aperçevoir ici des regards se biaiser discrètement et là des yeux se détourner dans un sourire, et des murmures émanant de toutes parts semblaient planer dans l’air protégé par les murs recouverts de velours. C’était un de ces lieux privilégiés où seule une certaine forme de délicatesse régissait les règles de la séduction, un de ceux qui vous annonçait la plus exquise rencontre avant même d'en avoir goûter les prémisses et j’aimais me plaire à croire que rien n’était entendu d'avance dans cette douce atmosphère de blues,
En même temps je devais peut-être cela au whisky dilué pourtant de deux glaçon qui semblait se détendre a peu près autant que moi et ma sale ganache affalée dans un fauteuil aux relents de daims et de cigarette. Je me battais franchement contre l’idée de ma propre déchéance et c’est alors que je me décidais enfin à boire ce fond de verre et à me tirer que le pianiste commençà à jouer un air de Franky Taylor. Le musicien n’avait vraiment pas grand chose à envier au génie anglais et c’était un vrai bonheur de l’écouter.
On se leva, connaisseur, ou juste pour apprécier un peu plus ce moment romantique sur des slows d’une douceur infinie...on laissa même un jeune couple faire partager son talent fougueux à l’assistance sur le devant de la scène, et on les remercia de milles applaudissements.Je partais finalement après encore quelques morceaux, imprègné d’une nostalgie délicieuse et je l’espèrais, créatrice.
J’écrivis ainsi des heures durant sans en démordre, en sentant comme chaque fois se retranscrire sur le papier tout l’amour que je portais au Jazz, à ce petit coin parisien niché auprès de mon coeur.

 

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