Mon manifeste analogiste PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément Février   
Dimanche, 19 Juillet 2009 23:21

Faut que je vous dise des trucs que je ne peux pas vous dire

L’amour a été travesti en dévouement (et en altruisme), alors qu’il est une conquête ou un don qui résulte de la richesse surabondante de la personnalité. Seules les personnalités les plus complètes savent aimer; les êtres impersonnels,
« objectifs », font les pires amoureux.

Prenez moi, prenez la, prenez l’amour, la guerre, la société je m’en fous
Criez au désespoir de croire en l’altruisme et je vous dis que vous allez souffrir...
choix de vie, réhabilitation de l’égoïsme et retournement des valeurs
c’est si agréable, quelqu’un qui donne sans y penser, comme si tout ce que l’on pouvait en prendre n’était que don, au lieu que tout ne soit qu’attente et frustration
l’altruisme...
en même temps on est obligé de souffrir en croyant à un truc qui n'existe pas
L’altruisme est pure égoïsme, sinon il n’en est pas
Prenons l'art...toute la notion d'art a été brouillé par celle très vivieuse de désintéressement...
L'art, c'est est une sensation de force, une plénitude, une ivresse,
et c'est très intéressé, puisque l'on a bien cette ivresse pour but
pourtant cela est pur don de soi,
et c’est beau, très beau ,si beau,
que je ne veux faire de la valeur des choses que ce qui sera rempli de cet amour gratuit et personnel à soi-même
qui n’est conféré qu’aux gens de caractère, ceux qui ont de la personnalité, qui débordent,
qui sont riches d’humanité, parce que au fond du véritable don il y a une profonde insouciance, une confiance,une prodigalité que ne possèdent pas ceux qui sont dans le manque
Ceux là croient en des entités chimériques: l’amour, le bonheur
l’homme parfait, le beau en soi
Mais cela n’existe pas car tout est dans l’égoîsme et les liens qui nous unissent en sont les magnifiques débordements, les excès qui eux seuls ont de la valeur
Et au contraire nos apprentis altruistes et autres amoureux idéalistes se bouffent eux-mêmes avec des idées qui les rongent
alors qu’elles n’ont du sens qu'en dehors d’une réalité psychique idéale
qui si elle peut être imaginable leur est toujours finalement fatale

« Ce je ressentais me faisait mal. Après qu’on ait fait l’amour, Paul avait rapidement rejoint la cuisine pour s’habiller car il devait soi-disant rejoindre un collègue de bureau à qui il avait donner rendez vous la veille pour discuter d’un dossier à rendre en urgence. Par le fait d’aller là-bas, il avait creusé un fossé entre lui et le bonheur. Car la note d’orgue solennelle que lancent les femmes ne présente aucun doute. Cette note apparaît dans les livres qu’elles écrivent, dans leur manière de parler, partout, tout le temps.
C’est une note d’orgue, solenelle et lourde de compassion pour elle même. Elle est en moi Anna trahie, Anna mal-aimée, Anna dont le bonheur est nié et qui ne dit non pas: pourquoi me nies-tu? mais, pourquoi nies-tu la vie? » J'en appelle aux femmes, qu'elles s'expriment librement. Sanséléléleramdam tchikibam for a ham ...

 

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