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Nono
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Écrit par Clément Février
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Lundi, 20 Juillet 2009 00:13 |
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Vous est-il déjà arriver de vous regarder dans la glace pendant deux ou trois minutes en appuyant bien le regard en retournant tout vos petits détails dans la tête cherchant toutes les petites imperfections, regardant vos yeux au plus profond votre bouche vos lèvres et puis de tourner la tête pendant 1 seconde et revenir sur cette image qui est la votre et stupeur découvrir que vous êtes en train de regarder un parfait inconnu ?? Tout votre putain de monde s’écroule, je ne me connais pas, je ne me vois pas comme je suis, la vision que j’ai de moi dans ma tête et fausse !! Mais qui suis-je alors ? Suis-je celle que je veux être ? Comment les autres me voient ? Et si je ne me reconnais pas dans ce miroir alors qu’est-ce qui fait de moi ce que je suis ? Est-ce que je me connais vraiment, est-ce que je pense ce que je devrais penser ? Est-ce que je vis ce que je devrais vivre ? Telle est ma pensée ce soir, et donc le monde ne tourne plus rond pourtant il devrait car il ne tourne pas autour de moi, mais c’est comme si tout s’écroulait je ne devrais peut-être pas être ce que je suis ! Mais en plus qui suis-je ? Un spermatozoïde dans un ovule ? Ais-je évoluée ? Suis-je accomplie ? Suis-je un être pensant ? Une impression soudaine de ne pas voir la vie comme je devrais la voir de regarder ce qui n’est pas si important que ça et laisser passer des détails cruciaux : de mains tendues, des sourires, des regards des paroles … L’impression de ne plus donner assez mais de ne rien recevoir non plus Le vide intersidéral, ma tête part en fumée et pourtant j’en rallume une. Alors ? Pose toi vraiment la question qu’as-tu apporté aujourd’hui qu’as-tu fait pour les autres et qu’as-tu fait pour toi qui vaut vraiment la peine ? Est-ce vraiment cela que tu veux montrer de toi, est-ce vraiment cela que tu attends des autres ? Et si tu ne t’étais pas regarder comme cela dans le miroir te serais tu poser cette question, te serais tu remise en cause toi et tous ces gens autour de toi ? La vie qui t’as été donnée est ce qu’il y a de plus beau mais en profites-tu, te donnes-tu la peine d’en profiter ? Te déçois-tu toi ou déçois-tu les autres ? Qui suis, ou vais-je, que fais-je ? L’éternelle question mais qui pourra y répondre ?
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Écrit par Clément Février
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Dimanche, 19 Juillet 2009 20:49 |
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chaleur torride le desert échappe à ma vue, les mirages se deplacent tels des draps portés au vent, c'est beau on dirait... Non on ne dirait pas c'est tout simplement unique... Hier encore nous étions au Nigeria... Quand à midi on s'est arreté dans un tout petit village les gamins entouraient la voiture, ils étaient magnifiques tous a leur manière souriant de leurs dents d'une blancheur épatante. Je n'oublierais jamais tous ces enfants chocolats qui couraient tous pour nous apporter de l'eau pourtant si rare chez eux... Du coup nous sommes restés tout l'apres midi, assise à l'ombre d'un arbre j'observais la vie de ce village perdu écrasé par le soleil, roi de leur culture qui les fait pourtant tellement souffrir... Nous sommes repartis de nuit sur les chemins caillouteux,bringuebalant d'un coté et de l'autre sur nos sièges trop plats et trop vieux. Et aujourd'hui il est à peine midi et déjà le dieu soleil nous impose sa loi, la loi de la savane et du désert, la loi du plus fort. Mes yeux ont grande peine a rester ouverts heureusement que j'ai passé le volant à mon ami, je somnole et petit à petit je tombe dans ce rêve. Un rêve étrange peuplé de sorcier vaudou,de tam-tam envoûtant, de ces gamins d'hier qui m'entourent dans une ronde effrenée plus ils tournent et moins je distingue leurs visages souriants , la tête me tourne j'ai mal à les regarder danser; ils tournent trop et leur visages changent, ils portent maintenant d'horribles masques, et ils tournent encore, et plus ils tournent plus ils se transforment, ils deviennent des animaux, ces animaux de la savane, la loi du plus fort,SAUVE-TOI, mais il est trop tard et déjà ils m'emmènent, que font-ils pourquoi mettent-ils là ? je suis au centre d'une caverne ils m'ont ligoté les mains ils appelent quelqu'un ou quelque chose, leur cris sont stridents ou rauques c'est inhumain, encore une fois ils tournent autour de moi de plus en plus vite, en criant de plus en plus fort quand soudain un énorme bruit; ils s'arrêtent, se regardent et s'enfuient... le silence m'est encore plus difficile a supporter, je sens la fièvre qui monte en moi et bientôt je n'ai plus la force de tenir debout je m'écroule au centre de cette caverne, et je sens cette chose se rapprocher, je lève à grande peine la tête, et c'est devant le visage d'une vielle femme que je me trouve, elle m'inspecte, m'examine sur toutes les coutures enfin elle me parle, tu es bien celle que l'on attendait celle qui va sauver l'afrique et la ramener là ou elle doit être: à la place suprême au côté des meilleurs elle pourra enfin montrer sa vraie valeur, celle d'une nation de lions prêts à tout pour aider leur pays tu agiras avec moi, je suis la grande sorcière, tu m'accompagneras dans mon oeuvre toi la clef qui nous manquait, viens ! C'était un ordre cependant je refusais, plus elle me l'ordonnait et plus je refusais, quand soudain je criais plus fort et je me reveillai, la fièvre avait trempé mes draps je me trouve dans un hôpital, qu'est-ce que je fous là ?j'appelle l'infirmière... elle entre de dos et d'un seul coup se retourne, VIENS !
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Écrit par Clément Février
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Dimanche, 19 Juillet 2009 20:33 |
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Pose juste un instant tes lèvres sur les miennes Laisse toi venir te ressourcer aus creux de mes bras Faisons durer ces moments une éternité *Jusqu'à ce que mort s'en suive
Laisse moi parcourir ton corps et ton esprit, Je te laisserais entrevoir mes faiblesses Partons tous les deux aux limites du plaisir *Jusqu'à ce que mort s'en suive
Respire mes senteurs et garde les dans ton coeur Bois mes larmes, avale mes rires, Si juste une fois encore je pouvais te revoir Je t'aimerais toi, tes senteurs, tes larmes et tes rires *Jusqu'à ce que mort s'en suive
Laisse-moi m'accrocher à ces souvenirs de soirée, Où, furtivement j'ai pu calmer Cette soif de toi, insatiable, qui te demanderas toujours, *Jusqu'à ce que mort s'en suive.
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Écrit par Clément Février
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Dimanche, 19 Juillet 2009 19:34 |
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17 novembre 1915 Mon amour, Le froid a envahit les tranchées. Le pain que me donne le sergent est constamment gelé je suis obligé de le réchauffer pendant des heures entre mes mains pour pouvoir le manger. Ce n’est pas facile car nous attaquons en moyenne trois fois par jour. Mais les gants que tu m’a envoyé me servent vraiment, grâce à eux je peux limiter les engelures qui fleurissent sur mes doigts chaque jour. Je n’ai plus de nouvelle de toi depuis fort longtemps, m’aurais-tu oublié ? Je ne pense pas, j’aimerais tellement savoir si je suis père quand le tocsin a sonné je t’ai laisser enceinte et depuis je ne sais rien… Je nourris l’espoir de venir te voir très bientôt… Du fond du cœur mon amour, je t’embrasse et t’envois mon amour par cette lettre. Ton rené
25 novembre 1915 Ma tendre, Aujourd’hui nous avons tenté de prendre la tranchée des boches, ordre du général. Le lieutenant était furax cela fait six fois en quatre jours que nous risquons notre vie en traversant le no man’s land. Les pertes de cette attaque ce chiffre à trente soldats. Marcel était d’eux. Notre artillerie avait pourtant pilonné la tranchée pendant plus d’une demi-heure, rien a faire c’est des durs les allemands. Quand on a débarqué dans la tranchée avec notre baïonnette au fusil ils nous ont cueillis avec une mitraillette sur un pied ça a été un véritable carnage, j’étais heureusement en couverture. Je me sens lâche mais j’espère tellement te revoir mon amour. Le lieutenant ne m’a rien dit pour ma permission. Bientôt Noël j’aimerais te faire ce cadeau. Je t’embrasse ma douce… René
1er décembre 1915 Ma chérie Je deviens fou, le froid me transperce de part et d’autre de manière encore plus douloureuse que si c’était une balle allemande. Cette saleté de général nous a encore fait attaquer au moins une dizaine de fois cette semaine. Michoux est mort, c’était mon plus jeune ami d’enfance, je me rappelle encore nos vagabondages dans les champs de vignes à l’automne quand nous nous regorgions de raisin. C’était lui ma raison de vivre ici, lui avec qui je passais des nuits à discuter de toi et de sa femme, de nos futurs enfants… Je compte sur toi pour le dire en douceur à Martine, je crains qu’elle ne le supporte pas si c’est l’ordre militaire qui lui envoie une lettre « votre mari a combattu dignement pour sa nation, son âme est parmis celles des grands de ce monde ». Tu parles, pour le moment son corps est en train de pourrir dans le no man’s land. C’est affreux il est mort ce matin vers deux ou trois heures alors que l’attaque a eu lieu hier en fin d’après midi. Toute la nuit, je l’ai entendu souffrir appelé à l’aide parmis les autres voix des autres blessés autant les Allemands que les Français. La nuit est bien la période la plus difficile de la journée… Je me sens terriblement lâche de l’avoir laisser mourir en plein milieu du no man’s land sans même lui rendre sa mort moins dure… Te rends-tu compte j’ai laissé mourir mon meilleur ami !!! le lieutenant n’avait cessé de nous rabâcher « ne retourner pas sur le no man’s land, ils sont perdus, c’est foutu pour eux, vous allez vous faire tuer… ». Le pire mon ange, c’est que ce matin quand il a fallu monter à l’assaut et traverser cette maudite zone, je l’ai vu… Etalé par terre, le ventre en bouilli, les yeux fixes, le visage gelé … C’est affreux, pendant l’espace d’un instant je me suis vu moi-même mort à ses côtés avec le même regard fixe, gelé. Je suis désolé de te redire tout ceci mais c’est notre correspondance qui m’évite de tourner fou comme les autres… Je n’ai toujours pas de nouvelles pour Noël … Je t’embrasse tendrement mon amour et notre bébé aussi … René
11 décembre 1915 Ma chérie, je reprends du poil de la bête. Nous passons une semaine et demi à l’arrière avant de retourner au front… Les soins des infirmières, les douches que l’on peut enfin prendre me remontent un peu le moral… Nous passons nos journées en entraînements sportifs ou alors au cinéma improvisé du camp. Le lieutenant reste avec nous, c’est vraiment un bon gars. Il a fait tout ce qu’il a pu pour m’avoir une permission, mais il a échoué. Je ne pourrais pas passer Noël avec toi et notre enfant, je serais au front. On nous a promis un repas très original et chaud pour une fois. Bien que mes espoirs de te revoir tombent en lambeau je tiens quand même le coup en pensant à mon fils que je protége en ce moment en combattant sur nos frontières. Mais je ne te cache pas que nous autres les soldats en avons marre. Des frémissements de colère traversent la tranchée quand des nouveaux ordres d’assaut arrivent… La fatigue se fait sentir… Je pense à toi tendrement et à notre petit Charles, tous les deux vous peuplé mes rêves les plus doux… Ton René
24 décembre 1915 Ma chère Emilie, J’ai économisé mon papier à lettre pour pouvoir te fêter en temps convenable un très joyeux Noël, même si je pense qu’il ne le sera pas. Nous n’avons prévu aucune attaque aujourd’hui, heureusement… Mais je t’écris quand même tôt ce matin car nous avons ici un soldat qui retourne à l’arrière voir sa femme et ses enfants aussi nous le chargons de poster nos lettres, qui éviteront ainsi la censure des bureaux administratifs… Je ne peux malheureusement pas joindre de cadeaux à cette lettre et c’est la mo,n grand désarroi… Dis je t’en prie à mon fils que je l’aime, et dis lui aussi de dire à sa mère qu’elle est et restera la seule femme de ma vie.. JOYEUX NOEL !!!!! Ton René
25 décembre 1915 C’est impossible, tu ne me croiras jamais !!!! Cette nuit de Noël a été tout simplement extraordinaire … Nous avons pactisé avec les boches d’en face !! Tu dois être surprise et je te comprends mais c’était le climat de Noël… Tout d’un coup le no man’s land c’est retrouver en envahit de centaines de soldats, des allemands et des français, mais contrairement à d’habitude aucune peur n’était dans les yeux de personnes… Tout à commencer par l’arrivé d’un petit chaton à notre niveau qui portait au cou, un petit papier où il était inscrit « joiieu noeele »… Le chat venait sans aucun doute de la tranchée des allemands car il n’y en a aucun dans notre tranchée… C’est fantastique nous n’avons pu que répondre « danke shon » étant donné notre étonnement… Le lieutenant a été averti, il paraissait assez pessimiste, et se demandait si ce n’était pas quelque ruse, mais à ce moment là, un lieutenant allemand est sorti de la tranchée sans se couvrir rien, le lieutenant à tout de suite ordonné de baisser les armes et il a lui aussi pénétré sur le no man’s land, les deux hommes se sont serrés la main, pendant quelques instants ils ont discuté, nous entendions l’allemand parler français… D’un seul coup ils sont revenus tous les deux, et le lieutenant nous a dit « Monter les tables, nous n’allons pas rester tous enterrés dans nos tranchées par un si beau soir de noël ». Nous avons bel et bien partager notre réveillon avec les allemand et eux l’ont partagé avec nous. Je ne peux pas te décrire ce qui se passa dans nos têtes. D’un seul coup nous nous rendions compte de l’inutilité de cette guerre. Ces « boches » étaient aussi des pauvres hommes mobilisés qui n’avaient absolument rien demandé et qui comme nous en avait plus que marre de cette guerre… Nous avions du mal à imaginer qu’après cette trêve nous allions redescendre dans nos tranchées et nous tirés dessus ! Aussi la trêve est reconduite jusqu'à demain, aucun pilonnage n’étant prévu aujourd’hui nous avons pu faire nos enterrements. Michoux a eu le rituel funèbre habituel tu pourras rassurer sa veuve. Je ne vais pas m’étendre pour ne pas risquer de retomber dans ma déprime… Et j’en profite pour t’annoncer une bonne nouvelle : je suis en permission dans 3 jours, et pour une semaine, ce qui me laisse largement le temps de venir te rendre visite… A très bientôt mon amour… Ton René »
Voici la dernière lettre qu’Emilie reçue pendant l’année 1915 :
« Mme Emilie Paillas, Nous avons l’immense tristesse de vous annoncer que votre mari René Paillas est décédé des suites de ses blessures le vendredi 28 décembre 1915. Il avait participé avec force et courage à une attaque contre la tranchée adverse, son héroïsme sera honoré comme il se doit, comme tous les soldats courageux qui tombent au front. En vous adressant nos plus profondes condoléances Chef d’Etat major de l’armée française Combattons tous ensemble pour la gloire de la France »
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Écrit par Clément Février
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Dimanche, 19 Juillet 2009 18:30 |
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Musiques incertaines Ultrasons tremblants Frissons d’excitation Boule émouvante Consonances étrangères Percussions frappantes Flûtes douloureuses Coma psychédélique Amertume nostalgique Pensées amoureuses Voyages sans retour Rêve d’une minute Puissance d’action Paresse délicieuse Envie soudaine
La musique adoucit les moeurs
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